Présentation

La Réserve Naturelle Nationale de Saint-Denis-du-Payré


"Baisses" et "belles" de la réserve © RNN St Denis du Payré
"Baisse" en eau au printemps.

Situés dans la partie vendéenne du Marais poitevin, les paysages du marais desséché, façonnés par l’homme, offrent un panorama infini sur les prairies naturelles humides.


Un milieu chargé d’histoire…

Vestige des anciennes vasières du Golfe des Pictons, le sol argileux et imperméable retient l’eau de pluie dans les « baisses » (dépressions humides). Celles-ci forment, avec les « belles » (parties hautes plus sèches), un micro-relief très favorable à la biodiversité. C’est pour protéger ce patrimoine singulier, que Michel Brosselin obtient en 1976 le classement des 207 hectares du communal de Saint-Denis-du-Payré en Réserve Naturelle Nationale.

… et d’une richesse exceptionnelle

Si, depuis la création de la réserve, 272 espèces d'oiseaux y ont été observées, le site n'est pas un parc ornithologique. Comme sur toutes réserves naturelles, c'est avant tout l'habitat qui est protégé, avec toute sa faune et sa flore. Depuis 1976, inventaires et suivis naturalistes ont permis de répertorier :

  • 339 espèces de plantes,
  • plus de 1050 espèces d’insectes,
  • 102 espèces d'araignées,
  • 33 espèces de mammifères,
  • 18 espèces de poissons,
  • 11 espèces d’amphibiens,
  • 8 espèces de reptiles...

Illustration d'une loutre d'Europe - benoit PerrotinDe nombreuses familles d'insectes et autres invertébrés n'ayant pas encore fait l'objet d'études ou d'inventaires, cette liste est bien sûr loin d'être exhaustive et amenée à s'enrichir dans les années à venir.

Attention, afin de préserver au mieux cette richesse et la quiétude nécessaire à sa faune, l’accès à la réserve naturelle est réglementé et uniquement possible lors des ouvertures pour les visites et les animations.


Gros plan : qu'est-ce qu'un communal ?

 

Pâturage mixte bovins-équins © RNN St Denis du PayréLes communaux du Marais poitevin sont de vastes prairies humides autrefois mises à la disposition des habitants, par les moines et les seigneurs locaux, pour le pâturage. À la Révolution, ce sont les communes qui en deviennent propriétaires (les prairies de la réserve appartiennent toujours à la commune de St-Denis). Depuis, de nombreux marais communaux ont malheureusement disparu, mis en culture après les années soixante. Ceux qui existent encore (un peu plus d’une quinzaine) constituent des territoires à haute valeur biologique car jamais modifiés par l’homme et toujours exploités en pâturage extensif.

 
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