Un courlis polonais sur la réserve naturelle.

 


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Courlis cendré (Numenius arquata), © Yohan Meuraillon
Courlis cendré (Numenius arquata), © Yohan Meuraillon
Un Courlis cendré (Numenius arquata), bagué en Pologne en juin 2021, hiverne depuis 2022 dans les environs de la réserve. Bagué près des frontières biélorusse et lituanienne, à environ 3800 km du sud-Vendée, il a été observé sur le site pour la première fois en mars 2022 et a depuis été observé chaque année.

Il y a courlis et courlis

Avec une envergure de 80 à 100 cm, un long bec incurvé vers le bas et un « V » blanc sur le dos visible en vol, le Courlis cendré est le plus grand limicole européen. Il est plus grand que son cousin le Courlis corlieu (Numenius phaeopus) qui possède un bec plus court et une nette bande médiane pâle sur le sommet du crâne. Le plumage est identique chez le mâle et la femelle mais celle-ci se distingue par une taille plus grande et un bec plus long.

Des habitats variés

L’espèce se reproduit de l’ouest de l’Europe à la Sibérie orientale. En période de nidification, il occupe différents habitats ouverts (marais et prairies, landes plus ou moins humides, tourbières…). En hiver, les oiseaux exploitent préférentiellement les baies et estuaires mais utilisent également les zones de culture ou de pâture.

Son régime alimentaire

En période de reproduction, son régime alimentaire est constitué d’insectes, de larves, de vers et petits mollusques capturés sur la végétation, à la surface du sol ou à quelques centimètres de profondeur. Différents végétaux et fruits peuvent aussi compléter son alimentation. Sur le littoral, hors période de nidification, le Courlis cendré est un hôte des vasières où ses proies sont abondantes : vers, bivalves, crabes…

En Conclusion notre oiseau polonais, âgé d’un peu moins de 4 ans, sera sans doute revu sur la réserve dans les années à venir. En effet, l’espèce peut vivre un peu plus d’une trentaine d’années et est connue pour être fidèle à ses zones d’hivernage.